Crea - reCreation
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portrait d’un étudiant CREA Version imprimable Mail.
On le reconnaît dans la rue.
On le suit à la trace parce qu’il a le nez en l’air et perd toutes ses affaires.
On l’écoute chantonner sous sa douche.
On le surprend à crayonner tout et n’importe quoi sur des morceaux de papier.
On refait avec lui le monde à tout bout de champ (surtout en ville).
On a l’impression qu’il fume toujours (his brain) sans jamais toucher une clope.
On discute avec lui sur un coin de nappe blanche gribouillée.
On sent qu’il essaie tout ce qui sort, et croque à pleines dents les nouveaux packs.
On suit son regard quand on ne comprend rien (il est rêveur à ses heures, et ça nous dépasse !)

On trouve qu’il a un avis sur tout et s’émerveille d’un rien.
On s’épuise vite devant sa curiosité inépuisable.
On devine qu’il aime remplir les vides et combler toutes les sources.
On découvre que lui seul sait couper droit avec un cutter sans se blesser les doigts.
On admire son côté « je sais tout » qui ne doute de rien.
On pense qu’il est grande gueule, et que cela lui va bien (et pas seulement au teint).
On hallucine parce qu’il passe un temps fou à blogger sur le Net.
On imagine qu’il ne s’ennuie jamais.
On est exaspéré par son côté voyeur « je sors mon numérique tout le temps et je capte un instant magique, unique, fantastique, poétique… »

On lui piquerait bien sa nana (ou son mec).

On reconnaît avec lui que les goûts et les couleurs relèvent du subjectif.
On l’agace avec nos références classiques et notre degré zéro de culture ciné.
On a l’impression qu’il sourit tout le temps.
On le trouve gonflé de faire la gueule souvent.
On se surprend à penser qu’il a l’air heureux.

On l’envie.

On ferait bien la même école que lui.
 
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